Sources et méthode

D’où viennent nos informations, dans quel ordre nous leur faisons confiance, et par quelles étapes passe une page avant d’être publiée.

Notre hiérarchie de sources

Toutes les sources ne se valent pas. Nous les classons, et cet ordre détermine ce que nous écrivons lorsque deux d’entre elles se contredisent.

  1. Les textes réglementaires. Règlement (CE) n° 1924/2006 sur les allégations nutritionnelles et de santé, règlement (UE) n° 432/2012 établissant la liste des allégations autorisées, règlement (CE) n° 1223/2009 sur les produits cosmétiques, code de la santé publique. Ce sont eux qui déterminent ce qui peut être dit d’un produit.
  2. Les agences sanitaires. ANSES et son dispositif de nutrivigilance, ANSM, Haute Autorité de santé, Santé publique France côté français ; EFSA et Commission européenne côté européen.
  3. La littérature scientifique évaluée par les pairs, en privilégiant les revues systématiques et les méta-analyses aux études isolées.
  4. Les ordres professionnels et sociétés savantes, notamment l’Ordre national des pharmaciens.
  5. La documentation des fabricants, en dernier rang. Elle nous renseigne sur la composition et le mode d’emploi déclarés, jamais sur l’efficacité.

Le parcours d’une page

  1. Cadrage. Quelle question précise la page doit-elle traiter, et pour qui ?
  2. Vérification du statut. S’agit-il d’un médicament, d’un complément alimentaire, d’un cosmétique, d’un dispositif médical ou d’un simple accessoire ? Cette réponse conditionne tout le vocabulaire de la page.
  3. Collecte. Rassemblement des sources selon la hiérarchie ci-dessus.
  4. Rédaction. Ce qui n’est pas sourcé n’est pas écrit.
  5. Relecture croisée. Par une personne qui n’a pas rédigé, avec pour mission de traquer les glissements de sens.
  6. Contrôle des interdits listés dans la charte éditoriale.
  7. Publication et datation.

Comment nous traitons une étude

Une étude isolée ne fait pas une preuve, et nous nous méfions particulièrement de trois configurations fréquentes dans le domaine des compléments alimentaires :

  • l’étude in vitro ou animale présentée comme un résultat transposable à l’humain ;
  • l’essai portant sur un extrait isolé, cité pour valider un mélange qui n’a lui-même jamais été testé ;
  • l’étude financée par le fabricant du produit évalué, sans réplication indépendante.

Dans ces trois cas, nous le signalons dans le texte plutôt que de reprendre la conclusion telle quelle.

Ce que nous faisons quand nous ne savons pas

Nous l’écrivons. C’est le point le plus simple de cette page et sans doute le plus important. Sur beaucoup de produits largement diffusés, il n’existe aucune donnée clinique publique portant sur la formule commercialisée. Dire « nous n’avons rien trouvé » est une information en soi, et bien plus utile qu’un paragraphe destiné à masquer le vide.

Sources publiques utiles au lecteur

Ces ressources sont consultables librement et permettent de vérifier par vous-même :

  • le registre européen des allégations nutritionnelles et de santé (Commission européenne) ;
  • le dispositif de nutrivigilance de l’ANSES, qui recense les effets indésirables signalés après consommation de compléments alimentaires ;
  • la base publique des médicaments, pour distinguer un médicament autorisé de ce qui n’en est pas un ;
  • la liste officielle des sites de vente en ligne de médicaments autorisés, publiée par le ministère chargé de la santé et par l’Ordre national des pharmaciens.